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Comment réagir au chantage et aux menaces visant la vie privée dans une application de compagnie ?

Une menace peut arriver dans l’application de compagnie, par courriel ou depuis un profil social lié au même pseudonyme. Son auteur prétend parfois posséder une conversation, une photo, une liste de contacts, une indication de lieu ou une identité réelle, puis exige de l’argent, un nouveau contenu ou une action. Le message prouve qu’une menace a été formulée ; il ne prouve pas automatiquement que le compte a été compromis ni que tous les fichiers annoncés existent. Cette distinction évite de confirmer soi-même les informations exactes. La réponse utile consiste à interrompre l’échange, préserver un dossier limité, vérifier les événements depuis l’application officielle et choisir la voie adaptée à chaque problème.

30 août 20268 min de lectureMaison, sécurité, animaux et vie durablePar Rédaction Metlivi
Section 1

Interrompre l’échange sans tester les affirmations de l’expéditeur

Ne négociez pas, ne payez pas, n’envoyez pas un autre fichier et ne communiquez aucun code de validation. N’ouvrez pas non plus un lien fourni comme prétendue preuve. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de ne pas répondre et de ne pas payer face à un chantage de ce type. Avant de bloquer, conservez uniquement le contexte nécessaire : identifiant ou URL du profil, séquence continue des messages, date, demande formulée, destination de paiement et URL d’un contenu déjà publié. Évitez de répondre pour corriger le nom d’un proche, l’adresse d’un employeur ou un numéro de téléphone : cette correction confirmerait une donnée. Une fois le dossier minimal stabilisé, utilisez les outils actuels de blocage et de signalement de l’application.

Section 2

Créer deux colonnes : affirmations et faits indépendamment vérifiés

Dans la première colonne, recopiez sobrement ce que le message affirme : « j’ai vos contacts », « je suis connecté à votre compte » ou « le fichier est public ». Dans la seconde, inscrivez seulement les événements constatés par une voie fiable : session inconnue dans la page de sécurité, courriel officiel de modification, message envoyé sans votre action ou URL publique réellement accessible. Ouvrez vous-même l’application ou saisissez l’adresse officielle ; ne passez pas par le lien de l’expéditeur. La CNIL fournit des signes observables d’un piratage de compte, ce qui permet de traiter séparément une prise de contrôle avérée et une menace non vérifiée. Cette méthode limite les changements inutiles et révèle l’action prioritaire.

Section 3

Conserver un dossier minimal, daté et non redistribué

Un dossier exploitable comprend généralement l’identifiant de l’expéditeur, l’URL complète si elle existe, la date avec fuseau horaire, une courte séquence non interrompue, la demande, la destination du paiement et les numéros de confirmation des signalements. Gardez les fichiers originaux sans les publier dans un groupe ou sur un réseau social. Si une capture reproduit un contenu très privé ou potentiellement illicite, demandez à la plateforme ou à l’autorité destinataire comment le préserver sans en créer de nouvelles copies. Rédigez une chronologie factuelle pendant que les étapes sont encore claires. Si un paiement a déjà été fait, conservez sa référence et contactez le prestataire de paiement à partir de son site officiel, jamais via une procédure de remboursement envoyée par l’auteur de la menace.

Section 4

Utiliser des voies distinctes pour le contenu, le compte et le signalement externe

Le signalement dans l’application peut viser un profil, un message ou un contenu. Le formulaire de sécurité du compte traite plutôt une session inconnue, une adresse de récupération modifiée ou un accès perdu. Une demande de retrait vise l’URL ou le fichier publié. Ces démarches ne se remplacent pas : envoyez à chacune le minimum nécessaire et conservez son accusé. Service-Public.fr distingue également les éléments de preuve, le signalement à la plateforme et les démarches auprès des services publics compétents. Les dispositifs exacts varient selon le pays, le contenu et l’urgence. En cas de danger physique immédiat, utilisez le numéro d’urgence local ; autrement, suivez la voie officielle non urgente qui correspond à votre situation.

Section 5

Fermer les liaisons de vie privée révélées par l’incident

Révisez le nom affiché, la visibilité du profil, la recherche par numéro ou courriel, les comptes sociaux connectés, les autorisations de contacts, de photos et de localisation, les sessions actives et l’adresse de récupération. Depuis un appareil de confiance, remplacez tout mot de passe réutilisé ou exposé, déconnectez les sessions inconnues et activez une authentification supplémentaire après avoir vérifié la récupération. Si des proches risquent de recevoir un message, prévenez-les discrètement de ne pas répondre ni redistribuer le fichier et de vous transmettre seulement l’URL directe. Ces mesures réduisent de nouvelles voies d’accès ; elles ne garantissent pas l’effacement d’une copie déjà obtenue. Notez chaque modification pour distinguer un nouvel événement de l’incident initial.

Section 6

Suivre les résultats sans rouvrir continuellement la menace

Tenez un petit tableau avec une ligne pour le signalement à la plateforme, l’URL du contenu, la revue du compte, le contact avec le moyen de paiement si nécessaire, le signalement externe et la prochaine date de contrôle. Inscrivez uniquement des résultats observables : accusé reçu, session révoquée, contenu indisponible à l’URL testée ou dossier en attente. Ne recontactez pas l’expéditeur pour vérifier s’il répond encore et ne demandez pas à plusieurs personnes de rechercher largement le contenu, car cela peut multiplier son exposition. Les formulaires changent : conservez le titre de la page officielle, son URL et l’heure d’envoi. L’objectif est une réponse maîtrisée, pas une promesse de suppression totale.

Questions associées

Questions fréquentes

Faut-il payer pour éviter la publication ?

Les sources publiques françaises recommandent de ne pas payer ni envoyer de nouveau contenu. Un paiement ne garantit pas l’arrêt de la menace et peut ouvrir une nouvelle demande.

Faut-il supprimer immédiatement la conversation menaçante ?

Conservez d’abord la séquence minimale, les identifiants, les URL et les références de paiement utiles. Utilisez ensuite les commandes de blocage, de signalement et de suppression en sachant qu’elles peuvent modifier votre accès au dossier.

La menace prouve-t-elle que mon compte a été piraté ?

Non. Vérifiez les sessions, modifications de récupération, messages non voulus et URL publiques depuis les pages officielles. Traitez un compromis confirmé comme une piste séparée.

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