Blog Metlivi

Traduction dans une application de compagnie : données envoyées et vérifications

Un bouton « Traduire » peut cacher plusieurs parcours. Le calcul peut rester sur l’appareil, être effectué par l’éditeur de l’application de compagnie ou transmettre le texte à une API tierce. Pour une voix, une image ou un document, une étape de transcription ou d’extraction peut encore ajouter un autre fournisseur. Les règles ne se déduisent ni du bouton ni du nom de la technologie : DeepL distingue par exemple ses versions gratuite et Pro, Google Cloud sépare texte en mémoire et glossaires stockés, et Microsoft documente différemment texte et documents. Ces exemples ne prouvent pas quel service utilise votre application. Ils montrent qu’il faut identifier le produit, la formule et la configuration réels, puis vérifier quelles données accompagnent la phrase. Le contrôle utile tient sur cinq colonnes : donnée source, contexte ajouté, processeur, copie créée et commande de suppression.

30 août 20268 min de lectureMaison, sécurité, animaux et vie durablePar Rédaction Metlivi
Section 1

Identifier où la traduction s’effectue réellement

Commencez par l’aide de la fonction, la politique de confidentialité, la liste des sous-traitants et les informations de la fiche du magasin. Cherchez les mots « sur l’appareil », « cloud », « partenaire de traduction », « reconnaissance vocale » ou le nom d’une API. Vérifiez si le parcours change entre traduction manuelle d’un message et traduction automatique de toute la conversation. Un traitement local peut encore enregistrer un historique dans l’application ; une API externe peut ne garder le contenu que brièvement tandis que l’application conserve le résultat plus longtemps. Si aucun fournisseur ni périmètre n’est expliqué, demandez au support quelles données quittent l’appareil, pour quelle fonction et avec quel délai. L’absence de réponse précise est une raison raisonnable de laisser la traduction automatique désactivée.

Section 2

Cartographier le paquet envoyé, pas seulement la phrase visible

La donnée source peut être un message sélectionné, plusieurs tours de contexte, une légende, une image, un document ou un extrait audio transcrit. Autour d’elle peuvent circuler langue source et cible, détection de langue, identifiant de requête, version de l’application, heure et informations techniques. Demandez si les noms de profil, identifiants de conversation ou messages voisins sont ajoutés pour améliorer le contexte. Pour la voix, séparez captation, transcription et traduction ; pour l’image, séparez fichier, extraction du texte et résultat. Remplissez une ligne par étape. Cette carte révèle qu’une option « traduire uniquement ce message » peut être plus limitée qu’une traduction automatique continue, mais seul le fournisseur peut confirmer le paquet réellement transmis.

Section 3

Comparer produit, formule et configuration avant de citer une politique

Les politiques des grands prestataires illustrent des écarts importants. DeepL indique que le contenu de sa version gratuite peut être traité pendant une durée limitée pour améliorer ses systèmes, tandis que ses produits Pro traitent temporairement les textes et ne les utilisent pas pour améliorer la qualité ; des traductions enregistrées et glossaires suivent d’autres règles. Google Cloud Translation affirme que le texte de son API est brièvement en mémoire pour produire le résultat et que les glossaires sont stockés séparément. Microsoft indique que son Translator ne stocke pas le texte client, mais conserve temporairement les documents pendant le traitement. Une application peut utiliser un autre produit, activer un historique ou journaliser sa propre requête. Exigez donc le nom exact du service et sa configuration au lieu de recopier une promesse générale de marque.

Section 4

Vérifier conservation, amélioration, région et accès séparément

Pour chaque étape, notez quatre réponses. Combien de temps le contenu source, la traduction, les diagnostics et l’historique restent-ils disponibles ? Le texte ou les corrections servent-ils à améliorer un modèle, et une option permet-elle de s’y opposer ? Dans quelle région le traitement a-t-il lieu, et cela dépend-il d’un point de terminaison ou d’une formule ? Qui peut consulter l’historique enregistré : vous, l’éditeur, un administrateur d’organisation ou le prestataire ? Google Cloud précise par exemple que les points de terminaison mondiaux et régionalisés ne se comportent pas de la même manière. Ne réduisez pas cet audit au mot « chiffré » : transport, stockage, accès et réutilisation sont des questions différentes.

Section 5

Réduire le contenu avant traduction et tester avec une phrase fictive

Désactivez la traduction automatique si vous n’en avez besoin que ponctuellement. Sélectionnez le plus petit passage utile, retirez noms complets, coordonnées, identifiants, liens privés et contexte inutile, puis traduisez. Pour vérifier le comportement, utilisez une phrase inventée avec un mot repère unique. Observez si elle apparaît dans l’historique de traduction, la recherche, les suggestions, le presse-papiers, les appareils synchronisés ou un export de compte. Testez aussi la désactivation et la suppression avec ce contenu sans valeur. Si la fonction vocale appelle le service de dictée du système, consultez également sa politique. Enfin, relisez le résultat avant de l’envoyer : une traduction peut changer une nuance, un nom propre ou une consigne, indépendamment de la sécurité du flux.

Section 6

Supprimer chaque copie et réévaluer après une mise à jour

Supprimer le message source ne supprime pas forcément la traduction enregistrée, un glossaire, une transcription, une pièce jointe extraite ou un journal de l’application. Utilisez chaque commande depuis son emplacement, videz les exports et vérifiez les appareils associés. Si le prestataire fournit une demande de suppression distincte, confirmez les catégories et les délais qu’elle couvre. Conservez une note de la politique, du produit et de la date de vérification, puis recommencez lorsque l’application change de fournisseur, ajoute une traduction automatique ou modifie son offre. Si aucune conservation ne peut être reliée à une commande claire, limitez la fonction aux contenus ordinaires dont une copie supplémentaire ne pose pas de problème. Une traduction utile reste possible ; elle devient maîtrisable quand son flux est aussi lisible que son résultat.

Questions associées

Questions fréquentes

Une traduction intégrée reste-t-elle forcément sur l’appareil ?

Non. Elle peut être locale, traitée par l’éditeur ou envoyée à un prestataire. Cherchez le parcours exact dans l’aide, la politique et la liste des sous-traitants.

Si l’API ne conserve pas le texte, l’application ne le conserve-t-elle pas non plus ?

Pas forcément. L’éditeur peut garder le message, la traduction, un historique ou des diagnostics selon ses propres règles. Vérifiez les deux couches.

Supprimer le message original efface-t-il la traduction et le glossaire ?

Pas nécessairement. Message, résultat enregistré, transcription, glossaire, export et sauvegarde peuvent avoir des commandes et délais distincts.

À lire aussi

Continuer sur ce thème