Blog Metlivi

Pourquoi se sent-on plus à l’aise quand on cesse de vouloir plaire aux autres ?

Cesser de vouloir satisfaire tout le monde peut rendre le quotidien plus simple lorsque les engagements correspondent davantage à ses envies et au temps disponible. Il reste alors moins de rendez-vous à déplacer ou de justifications à inventer. Ce résultat n’est toutefois pas automatique. Le premier désaccord exprimé peut sembler inhabituel. L’objectif utile consiste à se compter parmi les personnes concernées par une décision, puis à tenir ce que l’on a réellement accepté, sans devoir afficher une décontraction permanente.

07 septembre 20264 min de lectureRelations et étapes de la viePar Metlivi Editorial Team
Section 1

Examiner une réponse plutôt que se donner une étiquette

Il est ici question d’accepter surtout pour éviter de décevoir sur le moment, alors que l’on ne souhaite pas participer ou que l’on manque de disponibilité. Cela ne rend pas la gentillesse suspecte. Réserver volontairement un après-midi au déménagement d’un ami peut rester un choix agréable, à condition de savoir ce que cela représente.

Avant de répondre, demandez-vous si vous connaissez la durée prévue et si vous accepteriez même sans recevoir de compliments. Lorsque ces informations manquent, annoncez que vous allez vérifier votre emploi du temps et répondre dans la soirée. Vous n’avez pas besoin de déclarer que vous changez de personnalité. Il suffit, cette fois, de donner une réponse plus exacte.

Section 2

Réduire les promesses qui se disputent le même créneau

Imaginez un samedi prévu pour ranger votre logement, auquel s’ajoutent un colis à récupérer, une sortie shopping et un dîner. Plusieurs activités réclament désormais le même après-midi. Retirer une promesse non désirée peut supprimer un trajet ou un échange consacré à une annulation. C’est une explication pratique du calendrier, pas une garantie concernant ce que chacun ressentira.

Vous pouvez limiter une proposition : récupérer le colis, mais ne pas accompagner la sortie. Le temps conservé n’a pas à justifier sa productivité. Lire, cuisiner ou ne rien prévoir de précis sont aussi des choix. Une limite annoncée permet surtout à votre ami d’organiser le reste sans découvrir votre indisponibilité au dernier moment.

Section 3

Donner aux autres des informations sur vos préférences

Répondre toujours que tout vous convient laisse vos proches deviner. Ils ne peuvent pas savoir si vous préférez un restaurant calme ou un événement animé. Les recommandations de l’université du New Hampshire invitent à formuler des demandes précises et à vérifier la compréhension. Elles ne donnent pas à chaque préférence un droit de priorité.

Pour choisir un restaurant, proposez simplement un endroit qui sert le type de repas dont vous avez envie. Si le groupe retient autre chose, décidez de venir, de rejoindre les autres après le repas ou de prévoir une autre rencontre. Votre préférence apporte une information à la discussion. Écouter celle des autres en fait également partie. Un compromis choisi peut tout à fait vous correspondre.

Section 4

Une réponse courtoise n’exige pas une défense interminable

L’université du Kansas présente les limites comme une manière de définir son propre comportement, tout en laissant à chacun la possibilité de refuser. Vous pouvez donc annoncer que vous ne participerez pas cette fois et souhaiter une bonne soirée au groupe. Il n’est pas nécessaire d’inventer un empêchement spectaculaire ni de promettre une prochaine invitation que vous ne souhaitez pas organiser.

Si l’on demande pourquoi, partagez seulement une information vraie que vous voulez rendre publique. Garder cette soirée pour vos projets personnels est une explication suffisante. L’autre peut rester déçu. Allonger votre réponse ne garantit pas de modifier sa réaction, et la politesse n’est pas un moyen de commander ce qu’il ressent.

Section 5

Terminer correctement les engagements déjà pris

Changer sa façon de décider n’efface pas les promesses précédentes. Si vous aviez accepté de réserver une table et que vous ne pouvez plus venir, prévenez rapidement, transmettez les informations nécessaires et traitez le problème concret créé par ce changement. La prochaine décision et la fin de l’engagement actuel sont deux sujets distincts.

Il arrive aussi que vous souhaitiez aider, sans tout prendre en charge. Discutez alors de la durée et de la quantité de travail. Une aide limitée n’est utile que si l’autre la comprend et peut s’en servir. Il peut préférer une autre organisation, sans que cela transforme votre proposition en échec.

Section 6

Observer la cohérence avant de chercher la décontraction

Les conseils de Cal Poly Humboldt sur l’expression affirmée rappellent qu’un refus clair n’a pas besoin d’une réserve infinie de nouveaux arguments. Commencez par une préférence ordinaire, comme choisir la boisson qui vous fait envie. Inutile de revoir toutes vos relations en une seule fois.

Après l’échange, vérifiez si votre réponse correspondait à votre intention et si vous avez réalisé la part acceptée. Une formulation peut rester un peu hésitante tout en étant claire et fiable. L’aisance pourra venir ensuite ; elle n’a pas à devenir une nouvelle performance destinée aux autres.

À lire aussi

Continuer sur ce thème