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Comment analyser les parties prenantes d’un projet : évaluer concrètement leur pouvoir, leurs intérêts et leur participation

Analysez les parties prenantes avec trois questions distinctes : que peut influencer cette personne, que change le résultat pour elle et comment participe-t-elle actuellement ? Notez une preuve à côté de chaque réponse. Le titre, l’enthousiasme en réunion et l’implication pratique ne sont pas interchangeables. Une personne peut avoir beaucoup d’autorité sans contribuer à cette tâche ; une autre peut utiliser quotidiennement le résultat sans pouvoir l’approuver. Une grille pouvoir–intérêt peut résumer les conclusions, mais la dessiner n’est pas le point de départ. Définissez d’abord la décision ou la phase examinée. Le rôle d’une même personne peut varier entre l’approbation d’une orientation, la relecture d’un brouillon et la réception du travail terminé.

07 septembre 20264 min de lectureRelations et étapes de la viePar Metlivi Editorial Team
Section 1

Définir le périmètre de l’analyse

Indiquez le résultat et la phase concernés, puis listez les personnes ou les groupes clairement délimités qui leur sont liés. « Tous les utilisateurs » peut être trop large si les opérateurs expérimentés et les utilisateurs occasionnels ont des besoins différents. Séparez un groupe seulement lorsque cette différence affecte le travail. Faites vérifier les oublis par des collègues déjà en contact avec les personnes. N’ajoutez pas de catégories pour remplir un schéma.

L’APM définit les parties prenantes comme des personnes ou groupes impliqués dans un projet ou affectés par celui-ci. Le contact d’un fournisseur, un futur utilisateur ou une personne chargée de la maintenance peut donc compter sans assister aux réunions habituelles.

Section 2

Évaluer le pouvoir par les actions possibles

Demandez ce que la personne peut réellement autoriser, suspendre, attribuer ou modifier dans cette situation. Cherchez le fondement : une responsabilité d’approbation convenue, la maîtrise d’une ressource nécessaire ou une influence démontrée sur une décision pertinente. Ce sont des pistes de vérification, pas des preuves automatiques de pouvoir. Confirmez toute autorité incertaine avec le responsable concerné.

Un titre élevé ne suffit pas pour établir le droit d’approuver ce livrable. L’influence peut aussi exister sans signature formelle. Décrivez l’action et sa limite : attribuer du temps à un spécialiste sans pouvoir modifier une date promise, par exemple. L’étiquette « pouvoir élevé » peut étendre abusivement une autorité précise à toutes les décisions.

Section 3

Distinguer intérêts, attention et soutien

Décrivez ce que le résultat change dans le travail, les responsabilités ou le bénéfice attendu de la personne. L’intérêt ne se réduit ni à l’argent ni à l’enthousiasme. Demandez ce qu’elle souhaite préserver ou rendre possible. Consignez ensuite l’attention qu’elle porte au projet à partir d’une demande exprimée, plutôt que d’une impression sur sa personnalité.

L’APM distingue le pouvoir relatif, l’intérêt manifesté et la probabilité de soutien. Une personne peut se soucier fortement du résultat tout en refusant l’option proposée. Une autre peut soutenir l’objectif sans suivre chaque détail. L’ONS utilise pouvoir et intérêt pour orienter les contacts, mais les noms de ses quadrants ne constituent pas une terminologie obligatoire pour toutes les organisations.

Section 4

Observer les contributions réelles

Notez ce que la personne fait à cette phase : fournir des exigences, relire un texte, participer à une décision, vérifier une remise ou recevoir le résultat. Comparez ces actions au besoin de la tâche suivante. La présence seule ne prouve pas qu’un apport a été fourni. Le silence seul ne prouve pas une opposition. La personne peut manquer du document, de l’accès ou d’une demande compréhensible.

Microsoft distingue différents niveaux de participation et de responsabilité, notamment le travail actif et le besoin d’information. Cette distinction permet de décrire une contribution manquante sans juger la valeur de quelqu’un. Si sa participation reste inconnue, écrivez-le et précisez quelle question permettrait de la vérifier, au lieu d’attribuer un score faible.

Section 5

Rendre les conclusions traçables et provisoires

Conservez pour chacun le pouvoir pertinent et sa preuve, l’intérêt affecté, la participation actuelle, la date et le point non vérifié. Si vous utilisez une grille, positionnez les personnes après avoir écrit les raisons. L’ONS recommande de garder le raisonnement, le nom de l’évaluateur et la date, puis de revoir les positions quand la situation évolue. Un chiffre apparemment précis ne remplace pas une phrase étayée.

Testez l’analyse avec trois situations fictives : un cadre sans autorité sur cet élément, un utilisateur sans pouvoir formel mais fortement concerné et un participant assidu n’ayant pas fourni l’apport convenu. Ces tests ne classent pas les personnes ; ils vérifient les dimensions. Actualisez la fiche lorsque la phase, le rôle ou les preuves changent. Le résultat est une analyse justifiable ; le plan de communication continu constitue l’étape suivante.

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